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Dévotion

1 Rois 15-16

Vivre. Pécher. Mourir. Recommencer

En 1 Rois 15-16, nous voyons que Jésus brise le cycle de l'histoire d'Israël et nous sauve pour une vie libérée de la monotonie de l'idolâtrie.

Que se passe-t-il ?

Les 60 premières années de l'histoire d'Israël ont demandé 13 chapitres à explorer. Les 60 suivantes en prennent trois. Le récit s'accélère à mesure que l'histoire d'Israël se répète encore et encore. Un roi se lève, règne, pèche et meurt. Encore, encore et encore. Vivre. Pécher. Mourir. Recommencer.

L'auteur énumère de façon répétitive et monotone un roi après l'autre, aux noms semblables, engagés dans des guerres semblables et frappés de jugements semblables : « Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, marchant dans la voie de son père » (1 Rois 15.26). Même les détails que notre auteur partage sont extrêmement limités. Les intrigues politiques des jours de Salomon et les batailles palpitantes du règne de David ont disparu, remplacées par de brefs résumés pauvres en détails et par un renvoi aux livres d'histoire pour en savoir plus (1 Rois 15.23). L'effet est anesthésiant. Si vous avez déjà lu les Rois, vous vous êtes probablement senti insensibilisé. Mais ne vous en sentez pas coupable : c'est justement ce que vous êtes censé ressentir. L'idolâtrie et la désobéissance d'Israël sont de plus en plus violentes, répétitives et tellement ennuyeuses.

Le seul point lumineux est le roi Asa, en Juda (1 Rois 15.11). Il défait une partie des péchés de ses parents, sans toutefois parvenir à retrouver la gloire ni la fidélité d'autrefois en Israël (1 Rois 15.12-13). Mais sa piété est éclipsée par Omri et son fils Achab. Omri fit plus de mal que tous les rois avant lui (1 Rois 16.25), et Achab fit paraître dérisoire le mal commis par son père (1 Rois 16.31a).

Achab épouse Jézabel, une reine étrangère, et ensemble ils instituent officiellement le culte de Baal dans le pays de l'Éternel (1 Rois 16.32-33). Le culte de Baal impliquait fréquemment des sacrifices humains, ce qu'Achab autorise librement. Il permet à un subalterne de sacrifier ses deux fils pour rebâtir Jéricho, la ville cananéenne que Josué avait détruite (1 Rois 16.34). Achab défait la vie et la vitalité que Dieu avait apportées par Josué. Il rebâtit l'immoralité qu'Israël avait détruite auparavant, et condamne Israël à en subir toujours davantage.

Où est l'évangile ?

Nous n'avons pas besoin de trois chapitres pour expliquer ce qui se passe tout au long du reste de l'histoire. Nous vivons. Nous péchons. Nous mourons. De nouveaux dieux, de nouveaux noms, de nouvelles cultures. Mais c'est toujours le même cycle qui se répète. Nous vivons. Nous péchons. Nous mourons.

Le dieu Baal (tout comme notre propre culture) promettait que l'expérimentation sexuelle dans son temple apporterait fécondité, bonheur et prospérité (1 Rois 15.12). Et les humains n'ont toujours pas appris que se prosterner devant Baal conduit toujours aux mêmes cycles répétés de stérilité, de perte et de dénuement. Une sexualité sans joie, des mariages sans amour et des familles brisées sont les répétitions, vieilles de millénaires, de cette même idolâtrie ennuyeuse (Romains 1.23).

La seule manière de nous libérer de la monotonie de notre idolâtrie est d'adorer le Dieu vivant (1 Thessaloniciens 1.9). De même qu'Asa ramena la vie en Israël, lorsque nous adorons le Dieu vivant, nous renversons la répétition de la mort et de la décomposition et nous faisons place à la créativité, à la vie et à la vitalité.

Le nom de ce Dieu vivant est Jésus. Dans le désert, Satan offrit à Jésus un royaume de richesse et de puissance s'il consentait seulement à s'agenouiller (Matthieu 4.8-9). Mais Jésus refusa de se prosterner devant les promesses de Satan, l'impuissant, et suivit uniquement le Dieu de la vie (Jean 5.19). Tout comme Asa refusa de se prosterner devant les promesses d'un faux dieu, Jésus met fin à la monotonie de la mort et de l'idolâtrie. Il innove en donnant la vie éternelle à des gens condamnés à la mort. Il fait des pécheurs de nouvelles créations (2 Corinthiens 5.17). Comme Josué, nous devenons des guerriers vigoureux et pleins de vie dans un monde gouverné par la mort. En Jésus, ce n'est plus vivre, pécher, mourir, recommencer. C'est désormais une vie morte au péché, une vitalité éternelle et une exploration sans fin de la créativité, de la vie et de la vigueur du Dieu vivant.

Voyez par vous-même

Que le Saint Esprit ouvre vos yeux pour voir que Dieu est meilleur que les idoles. Et que vous voyiez Jésus comme le Dieu vivant qui nous libère de la monotonie de la mort et de la décomposition.

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