Que se passe-t-il ?
Un groupe de responsables divise l’église de Colosses en enseignant que l’évangile de l’apôtre Paul est trop simple. Si les Colossiens veulent vraiment faire l’expérience de la véritable plénitude de Dieu et de la véritable liberté à l’égard de leur passé immoral, ils doivent emprunter aux traditions religieuses qui les entourent. Mais Paul répète sans cesse que tout ce dont ils ont besoin pour suivre Jésus, faire l’expérience de Dieu et être libérés de l’immoralité leur a déjà été donné en Jésus (Colossiens 2.6).
Une faction affirme qu’en faisant appel à des puissances spirituelles en plus de Jésus, on obtiendra une vie spirituelle plus complète et plus pleine. Paul répond que cela risque d’empêtrer ceux qui cherchent Dieu dans des forces spirituelles soit plus sinistres, soit plus simplistes (Colossiens 2.8). D’ailleurs, la plénitude de la puissance et de l’autorité de Dieu a déjà été donnée aux Colossiens. Jésus habite en eux (Colossiens 2.9-10). Il n’est pas nécessaire de recourir à d’autres traditions spirituelles pour faire une expérience plus pleine de Dieu. Toutes les forces spirituelles ont été désarmées et vaincues par Jésus (Colossiens 2.15).
Une faction juive prétendait qu’on pouvait prouver à Dieu qu’on avait « retranché » les parties mauvaises de soi-même en se faisant circoncire. Mais Paul dit que Jésus a déjà accompli une circoncision plus grande (Colossiens 2.11). Leur corps entier a été enseveli avec Jésus par le baptême, et chaque partie mauvaise de nous est restée dans la tombe lorsque Dieu nous a ressuscités d’entre les morts (Colossiens 2.12). Les parties mauvaises de nous ne sont pas retranchées par un couteau, mais par la croix de Jésus. Nous sommes déjà pardonnés et n’avons rien à prouver à Dieu (Colossiens 2.13-14).
D’autres encore prétendaient que les « bons » chrétiens mangeaient kasher et se reposaient le jour du sabbat (Colossiens 2.16). Les vrais chrétiens, affirmaient-ils, jeûnaient et avaient des visions (Colossiens 2.18). Mais Paul dit que si toutes ces choses peuvent paraître sages, elles finissent par nous diviser et n’ont aucun pouvoir de nous libérer de notre passé immoral ni de nous donner la plénitude de Dieu (Colossiens 2.23). D’ailleurs, ce qu’ils recherchent dans le domaine spirituel, dans les règles du sabbat et dans les visions leur a déjà été donné. La résurrection de Jésus a désarmé toutes les puissances spirituelles (Colossiens 2.15). Le sabbat parle de Jésus (Colossiens 2.17). Les visions dans nos têtes ne peuvent pas nous transformer, mais la Tête de l’église peut nous ressusciter à son image (Colossiens 2.19).
Au lieu de regarder en bas, vers les philosophies humaines, les puissances spirituelles et les traditions, le peuple de Dieu devrait regarder en haut, vers Jésus ressuscité et assis dans les cieux, et vers sa vie nouvelle en lui (Colossiens 3.2-3). Jésus seul rend son peuple pleinement comblé et libre (Colossiens 3.4). La vie des Colossiens est dans le ciel avec Jésus, ce qui signifie qu’ils possèdent déjà tout ce dont ils ont besoin pour faire mourir les choses terrestres en eux et revêtir leur nouvelle identité d’êtres humains recréés (Colossiens 3.5, 10). Au lieu d’avoir le cœur rempli de jalousie et de division, ils peuvent se revêtir de bonté et de pardon (Colossiens 3.5-9, 12-15). Ils n’ont besoin que de Jésus pour avoir une vie spirituelle pleine et être libres de leur passé immoral.
Où est l’évangile ?
Paul termine cette section de sa lettre en encourageant les Colossiens à être unis (Colossiens 3.15). Insister sur le fait que la plénitude de Dieu et la liberté à l’égard du mal sont données en Jésus seul crée l’unité entre des gens qui, normalement, ne seraient pas d’accord (Colossiens 3.16). En Jésus, il n’y a pas une manière juive et une manière non juive de plaire à Dieu. Il n’y a pas une manière circoncise ou incirconcise de prouver notre fidélité. Il n’y a que Jésus (Colossiens 3.11). En lui nous mourons, et en lui nous sommes tous ressuscités.
La croix et la résurrection de Jésus ont créé un nouveau peuple de Dieu, mondial et international, uni dans une même espérance : Jésus seul le rend pleinement comblé et libre. Plus nous laissons cette vérité habiter en nous et plus nous insistons sur cette vérité auprès des autres, plus nous pouvons être unis dans la reconnaissance envers le Dieu qui nous a tous sauvés (Colossiens 3.16).
Cela dit, il n’y a rien de mal à décider de manger kasher ou d’observer le sabbat. Il n’y a rien de mal à désirer que vos amis fassent l’expérience d’une plénitude plus profonde dans leur relation avec Dieu par le jeûne ou par des expériences spirituelles. Ce qui est mal, c’est d’enseigner, de laisser entendre ou d’agir comme si vos convictions pouvaient procurer plus de plénitude et plus de liberté que la croix de Jésus. Ce genre de supériorité rend l’unité impossible. Au contraire, ceux qui ont été sauvés par la grâce de Dieu en Jésus devraient tout faire au nom du Seigneur qui les unit (Colossiens 3.17). Et Dieu soit loué : c’est la puissance de Jésus, et non nos convictions, qui nous sauve.
Voyez par vous-même
Je prie que le Saint Esprit ouvre vos yeux pour voir le Dieu qui nous a donné Jésus. Et puissiez-vous voir en Jésus la seule personne dont nous avons besoin pour faire l’expérience de la plénitude de Dieu et de la liberté à l’égard de notre mal.


