Que se passe-t-il ?
Israël souffre sous l’injustice de ses propres chefs. Habacuc prie donc pour que Dieu libère Israël de ses propres chefs, comme il a libéré Israël de l’esclavage sous le Pharaon en Égypte (Habacuc 3.2).
Habacuc veut que Dieu se manifeste comme il l’a fait sur le mont Sinaï, revêtu d’une lumière éclatante et faisant trembler la terre (Habacuc 3.4 ; Exode 19.16, 18). Tout comme Dieu a changé les fleuves en sang et fendu la Mer rouge en deux pour Israël, il désire que Dieu agisse de nouveau ainsi contre les chefs actuels d’Israël (Habacuc 3.8, 10). Habacuc veut que de nouvelles plaies s’abattent et que les fleuves se changent encore une fois en sang (Habacuc 3.5, 8). Mais cette fois, Habacuc veut que la victoire de Dieu soit définitive. Empruntant le langage de la promesse de Dieu à Ève, il demande que Dieu sauve bientôt son peuple choisi mais meurtri, en écrasant la tête de tout chef semblable au Pharaon (Genèse 3.15 ; Habacuc 3.13).
Alors qu’Habacuc se souvient de tout ce que Dieu a fait à l’Égypte, son corps tremble à la pensée de vivre en Israël pendant que Dieu la juge (Habacuc 3.16). Mais à sa crainte se mêle la volonté d’attendre patiemment la restauration de Dieu. Même si Israël dépérit sous le mal d’une nouvelle nation conquérante, même si toutes les plaies de Dieu tombent du ciel, même s’il ne reste plus une figue ni une olive en Israël, il se réjouira dans le Dieu qui sauve (Habacuc 3.17-18). Habacuc sait que Dieu sera sa force et qu’un jour prochain, comme un cerf, il parcourra de nouveau librement les collines d’Israël (Habacuc 3.19).
Où est l’évangile ?
Plus tôt dans ses prophéties, Habacuc dit que le juste vivra par la foi (Habacuc 2.4). « La foi » signifie attendre patiemment la justice de Dieu. La foi, c’est avoir confiance que Dieu rétablira bientôt les choses, malgré la désolation qui nous entoure. Habacuc savait aussi qu’attendre patiemment Dieu signifiait attendre patiemment qu’une autre nation vienne détruire Israël (Habacuc 1.6, 10). Habacuc savait que le salut de Dieu ne viendrait qu’après qu’Israël ait été réduit à une désolation encore plus grande.
Cette désolation supplémentaire s’est produite lorsque Babylone a conquis Israël. Mais elle s’est produite de nouveau lorsque le véritable Chef d’Israël, Jésus, a été cloué à une croix. Comme le peuple de Dieu a été exilé par Babylone, Jésus a été enseveli par Rome. Et une nouvelle plaie de ténèbres est descendue sur Jérusalem, tout comme en Égypte (Luc 23.44). Jésus, le chef d’Israël, a été réduit à la désolation, exactement comme Habacuc l’avait demandé dans sa prière. Mais, comme la Genèse l’avait promis, la mort de Jésus n’était qu’une meurtrissure. Le mal a été vaincu, et le Fils choisi de Dieu comme son peuple ont été sauvés lorsque Jésus s’est relevé de la désolation de son tombeau.
Le peuple de Dieu est encore réduit à la désolation par l’injustice de ses chefs. Mais le véritable chef du peuple de Dieu, c’est Jésus. Peu importe à quel point nos pasteurs ou nos responsables spirituels peuvent dévaster la réputation de l’Église de Dieu ou blesser ceux qu’ils sont censés protéger, Jésus est ressuscité des morts. Il est pour toujours le chef qui n’abusera jamais de son peuple. Il se mettra lui-même en danger plutôt que de faire du mal à l’un des siens. Et ceux qui endurent patiemment verront la restauration — sous la direction de Jésus — de tout ce qu’ils ont perdu.
Voyez par vous-même
Que le Saint Esprit ouvre vos yeux pour voir le Dieu qui vient juger le mal. Et puissiez-vous voir en Jésus celui qui vient détruire toutes les puissances mauvaises du monde.

