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Dévotion

Jacques 2.14-26

Pas sauvés par la foi seule

Dans Jacques 2.14-26, nous voyons que ce n’est pas par la foi seule que Jésus a fait de nous ses amis.

Que se passe-t-il ?

Plus tôt dans sa lettre, Jacques nous a avertis à trois reprises que nos actes doivent s’accorder avec nos convictions. Ceux qui pensent une chose mais font le contraire ne reçoivent rien de Dieu (Jacques 1.6-7). Les disciples de Jésus ne peuvent pas se contenter d’écouter la parole de Dieu, ils doivent la mettre en pratique (Jacques 1.22). Ceux qui suivent le Dieu qui s’est fait pauvre, mais qui font du favoritisme envers les riches, sont des hypocrites (Jacques 2.4). Maintenant, Jacques affirme qu’une croyance sans action correspondante est une fausse foi (Jacques 2.14). Jacques ne minimise pas l’importance de la croyance. Il présuppose une foi véritable et vibrante chez ses lecteurs (Jacques 1.3 ; Jacques 2.1, 5). Mais Jacques critique une idée fausse très répandue, selon laquelle la foi consisterait simplement à croire les bonnes choses. 

Jacques aide donc ses lecteurs à comprendre ce qui rend la foi « véritable ». Supposons que vous prétendiez croire en un Dieu qui pourvoit aux besoins des gens, mais que, confronté à un membre de votre communauté affamé et transi de froid, vous ne lui offriez rien d’autre que de bonnes pensées et des prières (Jacques 2.15-16). Ce n’est pas là une foi véritable, mais des platitudes mortes (Jacques 2.17).

Certains objectent cependant que la foi et l’accomplissement de bonnes œuvres sont deux aptitudes distinctes. Certaines personnes auraient simplement plus de foi que d’autres (Jacques 2.18). Mais Jacques répond qu’on ne peut pas séparer aussi facilement la foi et sa réponse. La foi véritable ne produit pas seulement une action juste, mais aussi une relation d’amour avec Dieu. Les démons en sont un bon contre-exemple. Les démons ont une théologie correcte ; ils croient que Dieu est un. Mais cette « foi » ne produit en eux que de la crainte, et non de l’amour (Deutéronome 6.5-6 ; Jacques 2.19). Selon Jacques, la foi véritable produit à la fois de bonnes œuvres et une relation d’amour avec Dieu. 

Abraham est le grand exemple de ce genre de foi véritable (Jacques 2.20). C’est seulement après qu’Abraham a été prêt à sacrifier son fils sur un autel que Dieu a dit : « Maintenant je sais que tu crains Dieu » (Genèse 22.12 ; Jacques 2.21). S’il est vrai qu’on nous dit plus tôt, dans l’histoire d’Abraham, que sa foi l’a rendu ami de Dieu (Genèse 15.6 ; Jacques 2.23), ce n’est qu’après que sa foi a été démontrée par des actes qu’on nous dit que Dieu « sait » que sa foi est véritable (Jacques 2.22). Abraham, le premier à suivre Dieu, a été sauvé par une foi démontrée par l’action (Jacques 2.24). De même, Rahab est un autre exemple de foi véritable. Elle a été considérée comme une amie de Dieu et d’Israël, mais seulement après que sa foi a mis sa maison et sa vie en jeu pour protéger deux espions israélites (Jacques 2.25). La première Non-Juive en Canaan et le tout premier à suivre Dieu sont tous deux devenus amis de Dieu de la même manière : par une foi démontrée par des actes. 

Où est l’évangile ?

Si nous avons une foi en Dieu qui ne produit ni bonnes œuvres ni amour pour Dieu, ce n’est pas une foi véritable. Une foi dépourvue de bonnes œuvres et sans amour pour Dieu n’est pas plus vivante qu’un corps sans âme (Jacques 2.26). La foi n’est pas quelque chose que l’on « croit » simplement. La foi est une réponse incarnée et aimante, qui dure toute la vie, à ce que Dieu nous a promis. Dieu a promis une famille à Abraham. Dieu a promis à Rahab une demeure en Israël. Mais la foi en ces promesses n’aurait rien signifié s’ils n’avaient pas été prêts, par amour, à se sacrifier pour l’obtenir. Jésus a défini de la même manière ce que signifie le suivre. Si nous voulons les promesses de Jésus concernant la vie de résurrection, nous devons être prêts au sacrifice (Matthieu 16.25). La foi ne consiste pas seulement à savoir que Jésus est mort pour nous libérer de nos péchés et faire de nous les amis de Dieu. La foi véritable dépasse nos oreilles pour atteindre nos cœurs, puis se répand dans le monde. 

C’est ainsi que nous avons été sauvés. Jésus n’a pas fait de nous ses amis par la foi seule. Jésus ne s’est pas assis dans le ciel en croyant simplement qu’un jour nous serions ses amis. Dieu n’a pas simplement espéré le meilleur pour nous, en comptant sur le fait qu’un jour nous serions en sécurité et au chaud dans son Royaume. Non ! Dieu nous a tant aimés qu’il a agi. Il a envoyé son Fils, et Jésus a volontairement donné sa vie afin que nous soyons pour toujours les amis de Dieu (Jean 3.16). La foi de Jésus s’est incarnée dans une réponse aimante, sacrificielle, qui a duré toute sa vie. Dieu a promis de faire de nous ses amis ; il nous a donc sauvés par ses bonnes œuvres.

Voyez par vous-même

Je prie que le Saint Esprit ouvre vos yeux pour voir le Dieu qui sauve par une foi démontrée dans les bonnes œuvres. Et puissiez-vous voir en Jésus celui qui n’a pas sauvé par la foi seule.

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