Que se passe-t-il ?
Dans une série de quatre visions, Dieu dit au prophète Zacharie comment il entend purifier son peuple et son pays de leur mal et de leur cupidité.
D’abord, Zacharie voit un immense rouleau couvert de malédictions contre les menteurs et les voleurs (Zacharie 5.1, 3). Le rouleau survole le pays, repère les maisons de ceux qui ont abusé du marché à leur avantage, et détruit leurs demeures. Dieu dit à Zacharie que la cupidité n’échappe pas à son regard et qu’il purifiera son pays de ce genre d’injustice (Zacharie 5.4).
La deuxième vision de Zacharie est celle d’une corbeille servant à peser le grain, dans laquelle se trouve une femme nommée « Méchanceté » (Zacharie 5.6-8). La corbeille est ensuite emportée hors d’Israël, jusqu’à Babylone. Là, le peuple lui bâtit un temple et l’adore (Zacharie 5.9-11). La corbeille de mesure remplie de méchanceté est une autre manière de décrire les pratiques commerciales injustes au sein d’Israël. La vision promet que Dieu purifiera son pays de la cupidité et veillera à ce que les fausses mesures n’exploitent plus les pauvres.
Troisièmement, Zacharie voit quatre chars sortir d’entre deux montagnes d’airain (Zacharie 6.1). Ces montagnes d’airain ressemblent aux colonnes qui se dressaient à l’entrée du temple de Dieu (1 Rois 7.21). Les conducteurs de chars représentent la guerre que Dieu entend mener contre l’injustice et la cupidité (Zacharie 6.5-6). En commençant par son propre peuple, Dieu entend envoyer son armée pour purifier le monde de tout son mal (Zacharie 6.8).
Après ces trois prophéties sur la purification, Dieu invite Zacharie à participer à l’une d’elles. Il fait faire une couronne d’or et d’argent et la place sur la tête de Josué le prêtre (Zacharie 6.11). Zacharie proclame : « Voici l’homme ! », celui qui représente le Roi définitif de Dieu (Zacharie 6.12-13). Puis Zacharie reprend la couronne des mains de Josué pour qu’elle soit déposée dans le temple (Zacharie 6.14). Elle y demeure comme un rappel que Dieu ôtera le mal et la cupidité du pays lorsqu’un prêtre, dont la venue est proche, sera intronisé comme roi.
Où est l’évangile ?
Le prêtre à venir annoncé par Zacharie, celui qui serait couronné Roi, c’est Jésus. Jésus est celui qui peut purifier entièrement son peuple de sa cupidité et de son mal.
Vers la fin de sa vie, Jésus arrive à Jérusalem et découvre que les pratiques commerciales injustes autrefois envoyées à Babylone étaient maintenant adorées dans le temple d’Israël. La maison de prière de Dieu s’était transformée en un temple où l’on adorait l’argent (Marc 11.17). Comme le rouleau qui démasquait les cupides et les fraudeurs, Jésus reprit les prêtres qui dirigeaient le temple et commença à démolir la maison qu’ils avaient bâtie pour Dieu (Marc 11.15-17). Il promit qu’il rebâtirait un meilleur temple en trois jours seulement (Jean 2.19-21). Et de fait, quelques décennies plus tard, le temple fut entièrement détruit. Mais Jésus ne parlait pas seulement d’un bâtiment ; il parlait aussi de son propre corps (Jean 2.21). Oui, il a démoli une institution qui profitait du peuple de Dieu, mais il a aussi donné un nouveau temple qui purifierait son peuple de tout mal, de toute cupidité et de tout péché. Mais d’abord, il fallait que Jésus soit couronné Roi.
Irrités par les déclarations de Jésus, les chefs religieux le condamnèrent à mourir sur une croix. Couronné d’épines par dérision, Jésus fut conduit devant le gouverneur Pilate pour que son sort soit scellé (Jean 19.2). Mais au lieu de condamner Jésus, Pilate, comme Zacharie, annonce : « Voici l’homme ! » (Jean 19.5). Sans le vouloir, Pilate déclare que Jésus est le prêtre et le roi qui peut purifier son peuple. Ainsi, avec l’autorité d’un prêtre, Jésus s’offre lui-même sur sa croix en sacrifice pour purifier son peuple de son péché. Puis, trois jours plus tard, après être ressuscité des morts, Jésus s’assied sur son trône et charge ses disciples d’annoncer que son Royaume est enfin arrivé (Marc 16.19). La cupidité, le mal et le péché n’ont plus de pouvoir sur le peuple de Dieu et bientôt ils n’accableront plus son peuple.
Bien sûr, la cupidité, le mal et le péché existent encore — non seulement comme une menace pour nous, mais aussi au-dedans de nous. Nous attendons encore que le pouvoir du péché sur nous et sur nos institutions soit détruit. Et bientôt, il le sera.
Comme la couronne dans le temple, Jésus sur son trône nous rappelle qu’il viendra bientôt purifier son peuple et le monde de tout mal et de toute cupidité (Actes 3.21). Bientôt, il s’avancera avec les armées du ciel et purifiera la terre des ennemis de Dieu, de la cupidité et du péché (Apocalypse 19.11,14). Alors, comme Zacharie, attends la venue de notre prêtre et Roi, Jésus.
Vois par toi-même
Je prie que le Saint Esprit ouvre tes yeux pour voir le Dieu qui, un jour, purifiera le monde du mal. Et puisses-tu voir en Jésus celui qui est à la fois prêtre et Roi de son peuple.

