Que se passe-t-il ?
Les cinq derniers chapitres de Daniel contiennent une série de visions. Chacune est destinée à encourager soit Israël, soit Daniel, soit l'un des rois qui règnent depuis Babylone. De manière générale, le message de chaque vision est que, malgré les apparences, Dieu garde le contrôle. Il contrôle les rois, et c'est lui qui décide quand les rois s'élèvent et quand les royaumes tombent (Daniel 7.27).
La première vision décrit l'ascension et la chute des empires mède, perse et grec (Daniel 8.20-21). Une fois la Grèce tombée, plusieurs autres rois moindres s'élèveront, pour finalement céder la place à un roi anonyme encore plus puissant (Daniel 8.24). Ces transferts de pouvoir semblent tous politiques, mais un ange assure à Daniel que ces empires sont brisés sans qu'aucune main humaine n'intervienne (Daniel 8.25). Malgré les apparences, Dieu garde le contrôle.
La deuxième vision survient après que Daniel a passé une longue période dans la prière, le jeûne et la lecture du livre de Jérémie. Jérémie avait prophétisé que les péchés d'Israël le conduiraient à une captivité de 70 ans à Babylone (Daniel 9.2). Daniel comprend que les 70 ans sont écoulés et il se repent au nom d'Israël, dans l'attente que Dieu le délivre (Daniel 9.18-19). Mais en réponse, un ange explique que les péchés d'Israël sont si grands que les 70 ans seront prolongés en 70 « semaines », c'est-à-dire 70 ans multipliés par sept. C'est seulement alors que les péchés d'Israël seront pardonnés (Daniel 9.24). C'est seulement alors que l'exil d'Israël sera terminé (Daniel 9.27).
La troisième vision présente un être terrifiant qui plane au-dessus d'un fleuve (Daniel 10.5-6). Il plonge Daniel dans le sommeil et l'appelle un homme profondément aimé de Dieu (Daniel 10.9, 18-19). Puis cet être prophétise une nouvelle série de conflits. Le premier annonce à nouveau la chute de la Perse aux mains de la Grèce (Daniel 11.2). Le second est un long récit opposant les « rois du Nord » et les « rois du Sud », qui restent anonymes. Une attention particulière est accordée à un souverain qui s'élèvera un jour du Nord et dévastera le temple de Jérusalem (Daniel 11.21, 31). Mais aussi vite qu'il s'élève, il tombe, et personne n'est capable de le sauver (Daniel 11.45). Et ce même jour, les morts ressusciteront, soit pour la gloire éternelle, soit pour la honte éternelle (Daniel 12.2). Ces visions ont plusieurs niveaux de sens, mais le message est toujours le même : Dieu garde le contrôle, et personne d'autre. Du mouvement des empires à la destinée finale des âmes, rien ne se trouve dans l'angle mort de Dieu.
Les prophéties de cet être s'achèvent, et deux nouveaux êtres apparaissent près du fleuve. L'un d'eux demande quand tout cela arrivera (Daniel 12.6). La première figure terrifiante donne une réponse volontairement vague : un temps, des temps, et la moitié d'un temps (Daniel 12.7). Lorsque Daniel insiste pour obtenir plus de détails, le premier être lui dit de s'arrêter et déclare que la réponse est scellée jusqu'à la fin des temps (Daniel 12.9).
Où est l'évangile ?
Comme Daniel, nous voulons savoir quand tout cela arrivera. Nous voulons un calendrier précis qui nous dise quand nos souffrances cesseront, quand les rois mauvais recevront leur dû, et quand Dieu ressuscitera son peuple d'entre les morts. Mais le but de ces songes n'est pas que nous connaissions l'histoire avant qu'elle n'arrive ; le but est de faire confiance au Dieu qui connaît l'histoire avant qu'elle n'arrive. Nous n'avons pas besoin de savoir quand, mais qui. Malgré les apparences, et malgré notre incapacité à connaître l'avenir, Dieu garde toujours le contrôle, et nous pouvons lui faire confiance. Ce sont d'ailleurs les derniers mots du livre de Daniel. Daniel doit se reposer de ses questionnements et de ses inquiétudes, car Dieu fera entrer Israël dans l'héritage national qui lui a été promis (Daniel 12.13). En 70 fois sept, Dieu mettra fin à son exil, il pardonnera ses péchés, et il inaugurera en lui-même un nouveau Royaume de justice et de résurrection.
La fois suivante où 70 fois sept est mentionné dans l'Écriture, c'est lorsque Jésus dit à Pierre de pardonner 70 fois sept fois à ceux qui ont péché contre lui (Matthieu 18.22). Jésus est le Roi qui met fin à l'exil d'Israël, parce qu'il est celui qui pardonne les péchés d'Israël. En Jésus, le poids accumulé de 70 fois sept années de péché est enfin acquitté par un pardon accordé 70 fois sept fois. Et comme Daniel l'espérait, le pardon de Jésus fait naître un nouveau Royaume de vie de résurrection pour tout le peuple de Dieu. L'exil de Jésus dans la tombe achève l'exil d'Israël parmi les nations. Et désormais le Royaume de Dieu règne enfin au-dessus de tous les empires du monde. Le peuple de Dieu est enfin pardonné et reçoit la vie pour toujours.
Voyez par vous-même
Que le Saint Esprit ouvre vos yeux pour voir le Dieu qui connaît et contrôle toute l'histoire. Et puissiez-vous voir en Jésus celui qui a mis fin à notre exil et nous a pardonné 70 fois sept fois.


